Les Parisiens d'OZ

16.04.10

Manuia

Un truc qu'on a bien aimé en Calédonie, c'est la tradition du kava. C'est même pas spécifique à la Nouvelle Calédonie puisque ça vient du Vanuatu, mais ça cartonne sur le caillou depuis une bonne vingtaine d'années. 

Le kava c'est donc une racine de poivrier, que l'on peut mâcher, mais qui se consomme surtout en infusion, et qui a des propriétés anesthésiantes (surtout), mais aussi relaxantes et euphorisantes... Alors c'est franchement pas bon (racine=goût terreux), mais le rituel est sympa. 

La coutume veut donc qu'on se retrouve au nakamal (bars à kava plus ou moins clandestins) pour boire le kava à la tombée du jour. Au moment d'aller "lever" (= boire le kava), chacun se lève, se fait servir son kava dans une coco vide, souhaite Manuia ("santé" en tahitien), boit dans un coin (cul-sec sinon c'est trop dur vu que trop dégueulasse) et crache la dernière gorgée, officiellement pour rendre à la terre ce qu'elle nous donne, officieusement parce que c'est vraiment dégueulasse (cqfd). Après tu bouffes 2/3 cacahuètes ou un morceau de papaye pour passer le sale goût, et tu retournes te rassoir avec tes amis. Et tu sens tout de suite les effets. Lèvres et langue anesthésiée et gorge qui pique pour les premiers effets physiques, surprenants la première fois et que tu as hâte de retrouver les fois suivantes. Après c'est selon les gens, je ne sais pas quelle est la part de psychologique là-dedans, mais personnellement ça m'a toujours détendue. Et coupé la faim (bien pour le régime!).

Sinon on a aussi goûté le plat traditionnel de la Nouvelle Calédonie, le bougna. Après avoir marché une demi-heure sous la pluie dans un squatt, ça va, on l'avait mérité. Le bougna c'est du riz coco avec du poisson, du manioc, du taro, des patates douce, l'igname sacré, + variantes comme des bananes poingo, des feuilles cuites de je sais plus quoi (bouuuh la honte), bref ce que les tribus ont sous la main. Tout ça est enroulé dans des feuilles de bananiers et cuit sur des pierres chaudes. Et c'est franchement pas mauvais, mais alors avec un bougna dans le ventre vaut mieux te prévoir une après-midi sieste à l'ombre d'un pin colonnaire, parce que c'est copieux et bien lourd.

 

Voilà. Ce blog n'est-il pas instructif? Si quand même, j'trouve.

 

Sinon en vrac: 

A Nouméa dans le bus, le chauffeur te balance du gros reggae. Ce qui n'aide pas à rester éveillé pendant les embouteillages. 

Les tricots rayé qu'on voit dans le générique de Koh Lanta, c'est pas juste du mytho pour impressionner le spectateur de TF1. Y'en a vraiment quasi partout sur l'île et ses îlots. Et les gens s'en foutent, n'ont jamais peur. J'veux dire même si c'est pas agressif du tout, c'est quand même un serpent mortel hein). Nous on faisait pas trop les malins quand on en a vu dans l'eau à un mètre de nos pieds.

Les picots (poissons tropicaux), ça pique. Comme le nom l'indique. Alex et sa main gauche en ont fait la douloureuse expérience.

A compléter... au fur et à mesure que les souvenirs reviennent...

 

Mais pour résumer: la Nouvelle Calédonie c'est incroyable.

 

Posté par Joanne et Alex à 07:52 - Commentaires [0]

Caledostralia

Manger du gouda au dessus du pacifique en regardant d'un oeil le coucher du soleil et de l'autre un vieux Disney des années 30, ça ne me fait toujours pas aimer l'avion mais je reconnais que ça a d'la gueule. 

Rattrapage: on est finalement resté en Nouvelle-Calédonie un mois de plus que les deux semaines initialement prévues, on a longuement hésité à s'y installer quelques mois, mais après moultes interrogations et prises de tête, nous revoilà en Australie... pour préparer le retour, le vrai! On a emmagasiné assez de splendide et de tropical pour tenir quelques mois dans la grisaille parisienne, regonflés à bloc. Enfin je crois?

Bref. Pour rester sur la calédonie, c'est magnifique, les plus belles plages sur lesquelles j'ai pu bronzouillé jusqu'à ce jour, les gens tous gentils et accueillants, le dépaysement, les eaux turquoises, la vie à la cool (oué les gens des îles tout ça, d'abord on boit un coup, et après on voit), bref les clichés qui n'en sont réellement pas.

Y'a des endroits, tu sais que tu y retourneras, fussent-ils au bout du monde. A bientôt Nouméa!

Posté par Joanne et Alex à 07:22 - Commentaires [0]
18.03.10

Collier de fleurs et brie qui pue

L’étape surprise de notre trip australien, c’est la Nouvelle Calédonie. Vu qu’on était à côté et que j’y ai de la famille, on s’est dit avec beaucoup de bon sens « pourquoi donc ne pas aller visiter le caillou et rencontrer par le même occasion ma petite cousine ». Franchement ? C’était l’idée du siècle. Celle qui nous a fait clamer haut et fort, deux jours seulement après notre arrivée : « maaaais ! je veux vivre ici ! »

Déjà, le vol Sydney Nouméa m’a un peu moins traumatisée que tous les précédents. Bon j’ai chié ma race au décollage, comme d’hab, mais cette fois vu qu’on n’avait pas pu prendre un low cost, on nous a servi à manger et ça m’a un peu occupée et fait oublier le crash potentiel, là ou livres, films, ou coloriage échouent… la bouffe et moi, une grande histoire d’amour qui me fera finir obèse…

Une fois atterris à la Tontouta (connaître le nom de l’aéroport de Nouvelle Calédonie n’a pas réellement d’importance pour la bonne compréhension du post, mais j’aime bien le dire, « la ton-tou-ta ». Je voulais l’essayer à l’écrit aussi), je me vois offrir un collier de fleurs en plastique made in China et on rencontre un peu de ma famille du côté de ma mère, à savoir son cousin, sa femme, et leur fille. Petit instant d’émotion, mais on n’a pas le temps de lâcher la larme vu qu’on part direct en week-end sur des plages de folie. Youpi !
On fait d’abord la plage de Poé, où on en prend direct plein la tête entre la plage magnifique bordée de cocotiers et de pins colonnaire, et l’eau turquoise à 27°, dans laquelle on passe notre aprèm à observer les poissons avec masque et tuba. On est tellement émerveillé qu’on pousse des cris sous l’eau (et on boit la tasse du coup !) et qu’on ne veut plus sortir ni s'arrêter de nager,  jusqu’à se choper des crampes.
Le lendemain matin, piscine et visite de Bourail, la deuxième ville de Nouvelle-Calédonie… et c’est un tout petit village ! Et l’aprèm rebelote, re plage de ouf-dingo avec la baie des tortues, qui porte bien son nom puisque des centaines de tortues marines sont venues y pondre ces trois derniers mois, et re grand yeux écarquillés et « woaaaaaah c’est beaaaaau ! » « mais graaaaave ! ».

Premier week-end extatique, donc. D’autant plus qu’on retrouve le goût du bon fromage ! ô joie ! ô instant patriotique qui nous donne envie de crier « Vive la France ! » avec la bouche qui sent le camembert !

Posté par Joanne et Alex à 07:25 - Commentaires [1]
17.03.10

Sydnouille

Ah là là. On a bien rigolé à Sydney. Surtout à l’arrivée, quand on s’est aperçus que le backpacker booké trois semaines en avance avait changé de nom, de proprio, et que par conséquent on l’avait bien dans le cul. Le truc encore plus rigolol, c’est qu’on avait choisi bien fortuitement le Gay Day, équivalent de notre Gay Pride mixée à Mardi gras (les œufs et la farine en moins !), pour débarquer. Le hasard ou la poisse, appelle ça comme tu veux, n’empêche que pour trouver un autre backpacker avec 3 lits de dispo, un samedi soir de Gay Day, à Sydney, accroche toi et garde la pêche.
On a donc passé notre première soirée à Sydney au mac do de Kings Cross, à regarder des fées et des drag queens commander des big mac  et à peser les pour ou contre de dormir sur place ou à la plage, quand on a trouvé notre sauveur en la personne d’un ancien pote de foot d’Alex et Kris, installé à Bondi Beach depuis quelques années. Finalement on a quand même dormi à la plage, mais dans un lit avec des murs autour et ça c’était beau.

Le lendemain, comme on avait toujours pas trouvé de backpacker ou alors à des prix exhorbitants, on a squatté chez un pote de pote de foot d’Alex (mais pour une fois vive le foot quoi !) débarqué en Australie en visa working holiday une quinzaine de jours plus tôt. Bon j’ai dû me contenter d’un pouf qui perdait ses p’tites billes pour dormir, c’était pas très confort, je ne recommande pas.

Finalement le week end s’est fini, les touristes gay friendly sont repartis, et on s’est installé dans un petit backpacker pas trop crado de Kings Cross, avec des room mates beaucoup moins cassos qu’à Melbourne, tout est bien qui finit bien etc.

Sydney en elle-même est plutôt jolie, entre sa baie, ses rocks, son harbour bridge démesuré, et son opéra loufoque, mais on s’est ramassé la pluie pendant cinq jours, ce qui nous a fait râler et a un peu gâché le tableau. C’est aussi à Sydney que j’ai découvert que les Uggs, les vraies, coûtent aussi cher qu’en France. Moi qui me voyait déjà arroser la famille de chaussures qui tiennent chaud pour le prochain hiver (oui on a suivi la météo française pendant toute l’ère glaciaire et on a bien rigolé), ça m’a calmée.

Sinon Kris a été sage et n’a pas uriné dans la rue cette fois-ci (en réalité si, mais il ne s’est pas fait prendre, dommage !), et il est rentré au pays pendant que nous on s’envolait pour la Nouvelle Calédonie…

Posté par Joanne et Alex à 23:29 - Commentaires [0]
05.03.10

Melburne


Alors que les garçons sont partis à Coles acheter de la nourriture de garçons pour ce soir (du bœuf et des patates t’sais), je me dis que je profiterais bien de ce petit moment de calme pour écrire un peu dans mon carnet de voyage. Car j’ai un carnet de voyage, sur lequel je conte régulièrement nos dernières aventures. Régulièrement. Réguquoi ? Je me souviens soudainement de mon blog, et un vieux sentiment de culpabilité, pas bien violent mais toutefois persistant, m’envahit. Je me motive donc à faire avancer un peu le truc, même si on a pris tellement beaucoup de retard, que quand j’aurais fini ce post je serais encore à la bourre sur notre actualité. Allez on s’en fout, ce qui compte c’est l’intention n’est-ce pas ?

On est donc resté 15 jours à Mangana Mission, 15 jours pendant lesquels on a tondu des pelouses, planter des légumes, peint des murs et des rebords de fenêtre, joué avec des chats, et mangé des gyozas. On a aussi fait la Bay of Fires, qui regroupe plusieurs jolies plages de la côte nord-est de la Tasmanie, et surtout Wineglass Bay, une jolie plage encore plus jolie (j’hésite entre magnifique et magnifique), point d’orgue du Freycinet National Park. Les photos parleront d’elles-même si vous prenez la peine de taper Wineglass Bay sur google, les notres n’étant pas fantastiques vu que j’ai un appareil photo de piètre qualité.

Après ça, on a rejoint Hobart en car, histoire de visiter un peu la capitale. Okay, Hobart, capitale, c’est un bien grand mot quand on vient de Paris vu que la ville est plutôt petite (200 500 habitants, en gros), mais je vous rappelle qu’on sortait de 3 semaines de caaaalme, et qu’on était du coup bien content de revoir des gens dans les rues et même des fast-foods ! Bon Hobart c’est sympa, le port est mignon, les gens sont gentils (comme partout en Tasmanie et plus généralement comme à peu près partout en Australie), mais en deux jours c’est torché. Du coup on s’est occupé en allant visiter Richmond, la première (petite) ville historique de Tasmanie à quelques kilomètres de là, et en allant manger un butter Chicken (la bouffe indienne est ma nouvelle passion depuis que j’ai rencontré un certain Christophe K.). Mon regret est de n’avoir pu visiter ni Port Arthur faute de thunes, ni Cradle Mountain faute de thunes et de temps. Mais globalement, la Tasmanie restera un très bon souvenir. Et on aura eu presque tous les jours du soleil, pour faire taire les mauvaises langues !

On s’est ensuite envolé pour Melbourne, qui s’est révélée être LA ville dans laquelle j’aurais aimé m’installer d’entrée (je partais de toute façons avec de bons a priori, qui se sont confirmés).
Melbourne c’est le mix parfait entre les avantages de l’Australie et les bons côtés de l’Europe. Faune farfelue, paysages de fous aux alentours, plage à la ville, gens souriants et détendus, art de vivre à la cool, aucun problème de sécurité, tout ça mélangé à de jolies architectures, une vie culturelle dense, et un multiculturalisme assumé. Franchement Melbourne c’est trop cool ! On logeait à St Kilda, la suburb un peu bohème du bord de mer, et c’était vraiment sympa. La journée on sautait de trams en trams pour visiter tout ce qu’on pouvait, et
  le soir, on allait à la plage observer les tout petits pingouins sur les rochers (incroyable et définitivement trop mignon !).

C’est aussi là qu’on a vu nos premiers koalas DANS LA NATURE, tranquillement vautrés sur leurs eucalyptus commes les lazy merdes qu’ils sont. On les a croisés dans un camping, sur la route de la Great Ocean Road, qui au passage est fabuleusement belle. Je pense d’ailleurs que c’est ce que j’ai vu de plus beau jusqu’ici, et pourtant on en a visité des endroits de fous (remember Fraser Island). Mais les twelves apostles au coucher du soleil, c’est juste « whaaaaouu ».

La seule ombre au tableau de Melbourne, c’était notre auberge qui était plutôt ghetto. Et encore, on a tellement kiffé tout le reste qu’on a fini par l’aimer aussi notre backpacker pourri ! Mais il nous a fallu quand même un petit temps d’adaptation avec les gens qui rentraient bourrés à toute heure de la nuit (on en a aussi fait partie… hum hum), les douches crados, les toilettes encore pire, les lits qui grinçaient, et la porte de notre chambre qui ne fermait pas… Un soir, on est même rentré sur le coup de 23h, éclatés de notre journée de marche en se réjouissant d’avance de poser nos culs sur les lits et de piquer un roupillon bien mérité, et en ouvrant la porte de notre chambre qu’est-ce qu’on voit (et entend) ? Une dizaine de personnes en train de fumer et de picoler, tranquille, et le plus beau c’est qu’aucune ne dormait dans la piaule. Normal.
Bref on a quand même bien rigolé au final et on a profité des pancakes offerts tous les matins.

Et la grande nouveauté, c’est qu’à Melbourne on s’est retrouvé à trois ! Eh oui, Kris, ce gros geudin, a décidé de venir nous rejoindre pour deux semaines. 17000 km, 1300 euros, 20h d’avion, et 10h de décalage horaire pour deux semaines de vacances, fastoche. Et dès le premier soir, le mec s’est pris une amende par les flics pour « urinating in public ». Histoire de fêter dignement son arrivée…


La suite à Sydney.


[joanne]

Posté par Joanne et Alex à 10:31 - Commentaires [1]